vendredi 2 mars 2007

L'"Extrême France" ...

Trouvé dans le Blog de ProChoix :
Association de journalistes, de chercheurs et de militants, ProChoix est un réseau d’investigation et d’information se donnant pour objectif le développement d’outils médiatiques (revues, sites Internet, livres, documentaires) pour diffuser et défendre sa conception du droit de choisir ... éditant entre autre une Revue d'investigation, de réflexion et d'analyse au service de la défense des libertés individuelles menacées par l'essentialisme, le racisme, l'intégrisme et toute idéologie totalitaire ou anti-choix …
Sachant qu'il est important d'aller regarder toutes les opinions émises ... car : "sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur"
ainsi que le disait Monsieur Caron ...
Par-delà l’expression électorale classique de l’extrême droite qu’est le Front National, les “nostalgiques” d’une France d’antan forment une nébuleuse qu’on pourrait appeler “l’Extrême-France” … Cette Extrême-France incroyablement diverse, organisée, parfois fanatique, juge le présent décadent et ne rêve que d’un passé “idéal”. Elle est active, très organisée, et irrigue profondément nos mouvements politiques traditionnels.
Cet essai hors du commun révèle une France méconnue. Après des années d’enquêtes de terrain, d’entretiens, de rencontres, et en s’appuyant sur le décryptage de plus de 20.000 mobilisations, Fiammetta Venner a classifié cette Extrême-France en cinq familles : les frontistes, les nationaux-radicaux, les royalistes, les catholiques traditionalistes, les “pro-vie”. L’auteur nous fait découvrir, de l’intérieur, ces groupes minoritaires mais inquiétants : commémorations en l’honneur de Pétain ou de Louis XVI, commandos contre l’avortement, opération de soutien aux Serbes, campagnes contre le blasphème, soirées skinheads, repositionnement du Front national, tout est soigneusement recensé et expliqué. Chaque “famille” est analysée en profondeur : objectifs, méthodes, pouvoir réel, réseaux d’influences, chants, sites internets, journaux, librairies. Grâce ce travail rigoureux et inédit, Fiammetta Venner nous livre la radiographie d’une “certaine idée de la France”.
Un livre de référence, fondé sur la thèse de l’auteur, soutenue à l’IEP de Paris sous la direction de Pascal Perrineau. Fiammetta Venner, Extrême France : Les mouvements frontistes, nationaux-radicaux, royalistes, catholiques traditionalistes et pro-vie en France, Grasset, novembre 2006

jeudi 1 mars 2007

À l'exemple de l'Institut Civitas dont il est une des composantes, France Jeunesse Civitas propose à ses membres une structure militante pour réagir à la décadence actuelle de notre société et pour promouvoir dans le domaine politique et social les racines chrétiennes de notre Patrie.Pour cela, France Jeunesse Civitas mène des actions organisées locales ou nationales, s'opposer à toutes les menées subversives qui défont la France, promouvoir la constitution d'îlots de chrétienté, bases de la reconquête, participer à toutes les initiatives de reconstruction d'une France chrétienne ; assure la formation de ses cadres et militants par l'apprentissage de l'analyse politique pour déchiffrer l'actualité politique et sociale, l'analyse de la situation environnante et de cas concrets, préalable indispensable aux actions à engager, et de l'étude de la doctrine sociale de l'Eglise, condition d'une vision juste des buts à atteindre.France Jeunesse Civitas s'adresse en priorité aux jeunes gens et jeunes filles engagés récemment dans la vie professionnelle ou étudiante.
France Jeunesse Civitas20 place de la Chapelle75018 Paris (XVIIIe)Tel./fax : 01 46 07 26 85Courriel : Site web : www.civitas-institut.com
Billet publié par Daniel à 12:49 sur http://pelerin47.blogspot.com/

Partout il importe de rapporter la véracité

L’historiquement correct, c’est le politiquement correct appliqué à l’histoire : ce n’est pas une lecture scientifique du passé, une tentative de le restituer tel qu’il a été, c’est une interprétation idéologique et politique du monde d’hier, visant à lui faire dire quelque chose pour les hommes d’aujourd’hui, avec les mots et les concepts d’aujourd’hui.
L'historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le présent : il part du présent pour juger le passé. Dans cet état d\'esprit, l\'histoire devient un écran où se projettent toutes les passions contemporaines.

La véridicité ne doit pas être flouée !

A l’école, à la télévision ou au café du Commerce, l’historiquement correct règne en maître, proposant une histoire tronquée, falsifiée, manipulée. Et c’est ainsi que l’on voit tous les jours traquer l’obscurantisme, l’impérialisme, le colonialisme, le racisme, l’antisémitisme, le fascisme ou le sexisme à travers les siècles, même si ces mots n’ont pas de sens hors d’un contexte précis : l’historiquement correct s’en moque, car son but n’est pas la connaissance mais la propagande. L’historiquement correct pratique l’anachronisme (les événements d\'hier sont évalués selon les critères de notre époque) et porte des jugements manichéens, le Bien et le Mal étant définis selon les valeurs qui ont cours aujourd’hui.Du Moyen Age à la guerre d’Algérie, ce livre étudie dix-huit points chauds de l’histoire française et européenne, plusieurs d’entre eux concernant directement l’histoire du catholicisme : les croisades, les cathares et l’Inquisition médiévale, l’Espagne des Rois Catholiques, les guerres de Religion, l’Ancien Régime, les Lumières et la tolérance, la Révolution et la Terreur, les catholiques sociaux au XIXe siècle, l’abolition de l’esclavage, la colonisation, l’antisémitisme et l’anticléricalisme des années 1900, l’affaire Pie XII. Exposant les événements en les replaçant dans leur contexte, cet ouvrage rappelle des faits oubliés ou dissimulés, qui bousculent les schémas préétablis et les jugements préconçus.

Recherche valeurs désespérément

Tous les Français, naguère, étaient élevés selon des valeurs identiques. Il existait une France de gauche et une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais la morale de l’instituteur ressemblait à celle du curé. Cette morale n’était pas forcément observée, mais elle définissait les normes du bien et du mal.
A partir des années 1970, ces normes ont volé en éclats. Sous l’effet d’une double révolution – celle de la société et celle des idées – chacun a pris l’habitude de définir ses propres critères de comportement. Le résultat, aujourd’hui, c’est que les règles collectives s’effacent, ouvrant la porte à une société éclatée, où le seul guide est l’intérêt personnel. Une tendance encouragée par le moralement correct qui donne le ton de l’époque. Cette mentalité, entièrement fondée sur l’exaltation de l’individu, prêche le principe de plaisir, le droit à la différence, le devoir de tolérance, la transgression des traditions, la relativité des conventions. Mais peut-on vivre sans valeurs partagées ? Pour sortir de la crise qui se manifeste sur tous les plans – des banlieues à l’école, de l’Etat à la famille, du travail à la culture – il faudra bien réinventer des codes communs. Et sans doute renouer avec la morale élémentaire qui a longtemps garanti la stabilité du lien social. Cela est vrai pour les enfants, mais d’abord pour leurs parents.

Le christianisme ne doit pas être réduit à un ensemble de valeurs partagées par tous

Le christianisme ne doit pas être réduit à un ensemble de valeurs partagées
par tous, a rappelé le cardinal Giacomo Biffi lors de sa prédication de la retraite au Vatican consacrée à une réflexion sur le grand penseur russe Vladimir Soloviev. Le cardinal Biffi a cité «l’avertissement prophétique» de Soloviev :
le christianisme ne peut pas être réduit à un ensemble de valeurs.
Ce qui fait en effet le chrétien, c’est la rencontre personnelle avec le Christ.
Dans Les Trois Entretiens, Soloviev présentait l’antéchrist comme pacifiste, écologiste et œcuménique. Ce récit contient pour nous un avertissement :
aujourd’hui, nous courons en effet le risque d’avoir un christianisme qui met Jésus, sa Croix et sa Résurrection, entre parenthèses.
Il existe des valeurs absolues comme le bien, le vrai, le beau. Qui les perçoit et les aime, aime aussi le Christ, même s’il ne le sait pas, parce que Lui est la Vérité, la Beauté, la Justice. Et puis il y a les valeurs relatives comme la solidarité, l’amour de la paix, et le respect de la nature. Si on les absolutise, en les déracinant ou même en les opposant à l’annonce du fait du salut, alors, ces valeurs deviennent des instigations à l’idolâtrie, et des obstacles sur le chemin du salut. Certes, faisait-il observer, si l’on se limitait à parler de valeurs partagées, nous serions bien plus acceptables dans les émissions télévisées et dans les salons. Mais ce serait renoncer à Jésus, à la réalité bouleversante de la résurrection. Si donc pour s’ouvrir au monde, et pour dialoguer avec tous, le chrétien mitige le fait salvifique, il empêche la connexion personnelle avec le Christ, et il se retrouve du côté de l’antéchrist.