samedi 3 février 2007
De la fin de la République
Alors que faire ? Changer d’institutions, bien sûr ! Serait-on tentés de rétorquer comme un automatisme trop bien rodé. Tellement rodé qu’il a servi dix-sept fois depuis 1791, pour le résultat que nous avons sous nos yeux. 88% des Français se disent prêts à changer d’institutions. Mais la seule chose qu’on a pu évoquer jusqu’ici, c’est le mirage d’une VIème république. Mirage car elle ne pourrait rien nous apporter qui n’ait déjà été essayé depuis deux siècles d’errances : ni le régime présidentiel, expérience de la IIème république, ni le gouvernement d’assemblée, illusion de la première, ni le régime parlementaire à l’anglaise, tué avec les révolutions de 1830 et de 1848. Que reste-t-il ? Rien sauf, évidemment, l’opportunité de nous ridiculiser une fois de plus auprès de nos principaux partenaires européens et mondiaux. Tous, du Japon aux Etats-Unis en passant par l’Allemagne et le Royaume-Uni ont, souvent depuis longtemps, su concilier démocratie et efficacité, parfois d’ailleurs – ironie de la situation - en s’inspirant de nos grands publicistes : Montesquieu, Tocqueville, Constant…
Le temps ne serait-il pas venu d’admettre, enfin, que nous nous sommes un jour trompés de chemin et que ce bateau ivre qu’est la république doit être abandonné avant son prochain naufrage. Napoléon eut raison de la première, Napoléon III de la deuxième, Hitler de la troisième, les parachutistes d’Alger, sans même avoir eu à se déplacer, de la quatrième. Qui tordra le coup à la cinquième : un émule de Ben Landen, afin de préserver la tradition ?
Soyons raisonnables : entrons en nous-mêmes et réconcilions du même coup la France avec son Histoire. Reconnaissons nos erreurs. Travaillons à rétablir, sous une forme adaptée à son temps et dont, par exemples, l’Espagne et les pays scandinaves nous montrent le modèle, une monarchie moderne, dont les racines plongent au plus profond de la dynastie capétienne mais dont les branches se dressent résolument vers la grandeur retrouvée de notre France, puissante et apaisée.
par Henri Pontilliès, lundi, 22 janvier 2007
Offensive du créationnisme islamique en France
Depuis une semaine, la plupart des universités, lycées et collèges de France ont reçu un livre luxueux, intitulé L'Atlas de la Création, qui réfute sur 770 pages très richement illustrées le darwinisme et la théorie de l'évolution. Écrit par un certain Harun Yahya (de son vrai nom Adnan Oktar), de nationalité turque, l'ouvrage, directement expédié à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires depuis la Turquie et l'Allemagne, entend dénoncer « l'imposture des évolutionnistes, leurs affirmations trompeuses » et surtout « les liens occultes existant entre le darwinisme et les sanglantes idéologies telles que le fascisme et le communisme ».
Selon l'auteur, les théories de Charles Darwin (1809-1882) seraient même « la réelle source du terrorisme ». On peut lire par exemple, sous une photo représentant les attentats du 11 Septembre, cette légende stupéfiante : « Ceux qui perpétuent la terreur dans le monde sont en réalité des darwinistes. Le darwinisme est la seule philosophie qui valorise et donc encourage le conflit. »
« Bien plus insidieux »
Très vite alerté, le cabinet du ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien, a discrètement demandé aux recteurs d'académie de veiller à ce que ce livre, « qui ne correspond pas au contenu des programmes établis par le ministre, ne figure pas dans les centres de documentation et d'information des établissements scolaires ».
« Il s'agit d'une nouvelle forme de créationnisme, bien plus insidieuse que celle, d'inspiration chrétienne, qui sévit en Amérique du Nord » explique au Figaro le biologiste Hervé Le Guyader, de la faculté de Jussieu à Paris, qui vient de procéder à la demande de l'Inspection générale de l'Éducation nationale à une analyse détaillée de L'Atlas de la Création.
Harun Yahya ne prétend pas, en effet, que le monde et ce qui l'habite a été créé il y a six mille ans et en sept jours, comme le dit la Genèse. L'auteur, de confession musulmane, admet au contraire que la Terre a bel et bien 4,6 milliards d'années, son âge réel. Il s'appuie d'ailleurs sur les très nombreux fossiles retrouvés depuis deux siècles dans le monde entier pour asséner que « les espèces n'ont jamais changé ».
Une série de sept ouvrages
L'auteur présente ainsi, dans le désordre le plus complet, de magnifiques photos de spécimens de poissons, de hyènes, de fourmis, d'étoiles de mer ou encore de feuilles d'arbres, vieux de plusieurs dizaines de millions d'années, qu'il compare à une photo de leur descendant actuel pour bien montrer qu'ils se ressemblent. Et que, donc, « les êtres vivants n'ont pas subi d'évolution, mais furent bien créés »...
« La méthode peut s'avérer redoutablement efficace sur un public non averti, s'inquiète Hervé Le Guyader. Car ces espèces a priori semblables sont en fait très différentes les unes des autres, tant sur le plan anatomique que génomique. La plupart seraient incapables de se reproduire entre elles ! »
L'auteur, qui cite abondamment le Coran, conclut que « la création est un fait », prouve
Religion et identité ... Les réflexions sur la religion et la politique, la religion et l’identité des peuples, sont au cœur de notre dossier. Ce sont parmi les questions capitales de l’époque dans laquelle nous sommes entrés.
Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, président du Conseil français du Culte musulman, contribue à éclairer le débat en donnant de l’islam une définition autorisée. L’islam, [dit-il] est “à la fois une religion, une communauté, une loi et une civilisation […] Ne sont pas seulement musulmans ceux qui pratiquent les cinq piliers de l’islam, mais tous ceux qui appartiennent à cet ensemble identitaire. (1) ” Le mot important est identitaire. Ainsi l’islam n’est-il pas seulement une religion. Il est même autre chose qu’une religion : “une communauté, une loi, une civilisation”.
Cette interprétation est à rapprocher de quelques autres. Ainsi, dans un livre récent, le philosophe André Comte-Sponville parle d’amis à lui qui se disent “Juifs athées”. L’expression l’a interloqué. On n’imagine pas un chrétien se disant « chrétien athée ». Il en parle à un ancien camarade de khâgne, jadis militant maoïste : “Mais alors, maintenant, tu crois en Dieu ? (2) ”
Sourire : “Tu sais, pour un Juif, croire ou non en Dieu, ce n’est pas vraiment la question importante…”
Pour Comte-Sponville, élevé dans le catholicisme, c’est au contraire la question centrale de la religion. Son ami lui explique qu’il en va tout autrement pour lui : “Dieu n’existe pas, mais nous sommes son peuple élu…” Pour lui, être juif, cela signifie l’attachement à une certaine histoire, à une certaine tradition, à une Loi, à un Livre, à une communauté. Un attachement qui a permis à son peuple de survivre pendant des siècles, sans État, sans terre, “sans autre refuge que la mémoire et la fidélité”.
Quand on est imprégné de culture chrétienne, universaliste, cela surprend. Pourtant, bien d’autres religions, même l’islam, comme on vient de le rappeler, et bien entendu le judaïsme, mais aussi l’hindouisme, le shintoïsme ou le confucianisme, ne sont pas seulement des religions au sens chrétien ou laïque du mot, c’est-à-dire une relation personnelle à Dieu, mais des identités, des lois, des communautés.
Cette idée qui associe l’identité d’un peuple et sa tradition pérenne peut aider les Européens passablement déchristianisés d’aujourd’hui, héritiers d’une très ancienne culture de la laïcité, oui, elle peut les aider à retrouver eux aussi leurs liens identitaires forts, par-delà une religion personnelle ou son absence (3).
Quels liens ? D’abord ceux de leur tradition justement, capables de les souder les uns aux autres et de les armer moralement pour affronter la menace assez clairement dessinée de leur disparition dans le néant du grand brassage universel ou de la mondialisation. Les hommes n’existent que par ce qui les distingue, clan, lignée, culture, tradition.
La tradition européenne, dont les sources sont antérieures au christianisme, ainsi que l’a reconnu le pape Benoît XVI à Ratisbonne(4), peut d’autant mieux se concilier avec les convictions religieuses – ou leur absence – que celles-ci sont devenues en Europe une affaire purement privée. Que l’on soit chrétien, libre penseur ou sait-on quoi, l’important pour résister et renaître est sans doute de se hisser au-delà du contingent politique ou confessionnel pour retrouver le permanent de la tradition (5). Une tradition tout entière formulée dans nos poèmes fondateurs depuis une trentaine de siècles, mais qui a été masquée par une mémoire rompue. in La Nouvelle Revue d'Histoire, par Dominique Venner
La Nouvelle Revue d'Histoire - NRH - 88, avenue des Ternes 75017 PARIS - http://www.n-r-h.net/editos/nrh
Qui dira quoi, quand, où, comment, voire pourquoi ou pour quoi et surtout pour Qui ... toutes les créatures de l'Univers existent - jusques et y inclus leurs "imperfections" - s'il n'a, au moins, étudié le Docteur Angélique, jusqu'à en imprégner sa vie, avec le soutien de la Parole : "Au commencement était le Verbe et le Verbe était Dieu" !
Les intentions de prière du Pape
Calendrier à retenir
Mais à quoi bon un énième toilettage des institutions de la 5ème ?
De Montebourg à Marine Le Pen, beaucoup vantent les mérites d'une 6ème République. Réforme illusoire avant la 7ème et la 8ème ou cache-sexe d'un retour à la 4ème ?
Autour de deux grandes tables rondes rassemblant différents experts de la question, "La Fondation du Lys" convie tous ses Amis et ceux qui désire participer avec sérénité à son premier forum sur les institutions ; le JEUDI 15 FEVRIER 2007 à l'ASSEMBLEE NATIONALE
Vous pouvez retrouver l'intégralité du programme de la journée sur le site
http://www.fondationdulys.fr/
et vous inscrire : contact-presse@fondationdulys.fr
De Besancenot jusqu'à Le Pen, en passant Marie-Ségolène ou François Bayrou, l'ensemble de la classe politique affirme l'impasse de la Ve République, chacun y allant de son savant toilettage ou de sa nouvelle république. Dès lors que la démocratie est une valeur partagée par tous, poser la question de nos institutions, c'est d'abord réfléchir au sens du bien commun et d'un pouvoir qui représente l'ensemble des Français. Comme la moitié des pays de la communauté européenne, une véritable réflexion sur nos institutions passe aussi par le questionnement monarchique. Solution avant-gardiste ou nostalgie de quelques-uns ? Le forum sur les institutions envisagera toutes les réponses.
- répertorier, recueillir et rassembler la mémoire de ce patrimoine royaliste français, aujourd’hui éparpillée en de nombreux lieux, parfois insoupçonnés, afin qu’elle demeure vivante et qu’elle puisse servir d’outil à ceux qui travaillent à l’avenir de la France
- faire mieux connaître ce patrimoine culturel, politique, économique, social et théorique de la monarchie française, ainsi que celui des monarchies européennes existantes ;
- offrir un cadre au débat public, dans une perspective la plus ouverte possible, avec le souci prédominant de réconcilier la France avec son Histoire, au moyen de colloques, forums et rencontres d’où seront bannis tous a priori partisans.
Nous proposons à tous ceux qui détiennent, ou viendraient à détenir, des documents, des archives, des thèses universitaires, des journaux, des photos, films, enregistrements, etc., des personnalités, y compris familiale ou des mouvements, illustrant ou éclairant cette histoire contemporaine à se mettre en rapport avec nous afin d’étudier les moyens de les valoriser au mieux. Nous demandons à ceux qui souhaitent nourrir le débat sur l’avenir de nos institutions en l’éclairant par une connaissance approfondie de notre histoire de s’associer à nous afin de créer un lieu de confrontation et d’enrichissement de ses différents thèmes.
La Fondation du Lys multipliera les lieux et les occasions de rencontres sans tabou sur les thèmes correspondant à ses butes. Elle permettra d’avoir un centre connu permettant aux chercheurs, aux étudiants et plus globalement à toutes les personnes qui s’intéresseraient à ces sujets de prendre connaissance des autres des archives ou des recherches.
Que l’on soit républicain ou royaliste, et à quelque obédience qu’on appartienne, elle fournira un carrefour de recherche et d’expression à tous ceux qui ne doutent pas de l’avenir de la France.
Dès après le premier colloque du 15 février 2007 à l’Assemblée nationale : « Après la Cinquième république ? » La Fondation du lys s’emploiera à favoriser les débats en organisant ou en participant a l’organisation d’autres manifestations de savoir et de recherches.
« Contribution à l’étude du génocide franco-français, la Vendée vengée ». En 1986, cette thèse paraissait aux Presses Universitaires de France et a été un très grand choc intellectuel, surtout que la France se préparait à la commémoration du bicentenaire de la Révolution Française.
Le succès de cet ouvrage n’est pas seulement français, mais aussi américain, polonais, italien, etc.
Benoît XVI : On attend des religions un message «de concorde et de sérénité» pour la justice et la paix
aspiration à vivre dans la justice et dans la paix» affirme Sa Sainteté le Pape Benoît XVI recevant en audience ce matin au Vatican une délégation de la «Fondation pour la recherche et le dialogue interreligieux et interculturel », dont, il le rappelait dans son discours en français, Joseph Ratzinger a été «l'un des membres fondateurs», en 1999, à Genève.
«La recherche et le dialogue interreligieux et interculturels ne sont pas une option, mais une nécessité vitale pour notre temps», insistait le pape.
Il précisait : «Ils sont en droit d'attendre de nous le signe fort d'une compréhension renouvelée et d'une coopération renforcée, selon l'objectif même de la Fondation, qui se propose d'offrir ainsi au monde un signe d'espérance et la promesse de la bénédiction divine qui accompagne toujours l'action caritative».
Le pape a spécialement salué le Prince Hassan bin Talal de Jordanie, oncle du roi. La Fondation en effet rassemble des chrétiens, des juifs et des musulmans.
La Fondation est actuellement présidée par le métropolite Damaskinos d’Andrinople, qui a présenté au pape «le premier fruit» de leur travail: «l'édition conjointe, dans leur langue originale et selon l'ordre chronologique, des trois livres sacrés des trois religions monothéistes».
Benoît XVI rappelle que «c'était le premier projet que nous avions retenu en créant ensemble cette Fondation, pour ‘apporter une contribution spécifique et positive au dialogue entre les cultures et entre les religions».
La Déclaration conciliaire Nostra aetate, rappelait le pape, et l’enseignement de Jean-Paul II, signifie que «juifs, chrétiens et musulmans» sont «appelés à reconnaître et à développer les liens» qui les unissent.
Aussi le but de cette fondation est, rappelait le pape, de «rechercher le message le plus essentiel et le plus authentique que les trois religions monothéistes, à savoir judaïsme, christianisme et islam, peuvent adresser au monde du 21ème siècle, afin de donner une nouvelle impulsion au dialogue interreligieux et interculturel, par la recherche commune et par la mise en lumière et la diffusion de ce qui, dans nos patrimoines spirituels respectifs, contribue à renforcer les liens fraternels entre nos communautés de croyants».
Ainsi, la fondation s’est proposée «d'élaborer un instrument de référence aidant à surmonter les malentendus et les préjugés, et offrant un socle commun aux travaux futurs», a expliqué Benoît XVI, d’où «cette belle édition des trois livres qui sont à la source de croyances religieuses, créatrices de cultures qui marquent profondément les peuples et dont nous sommes aujourd'hui tributaires».
«Avec tous les hommes de bonne volonté, nous aspirons à la paix. C'est pourquoi je le redis avec insistance : la recherche et le dialogue interreligieux et interculturels ne sont pas une option, mais une nécessité vitale pour notre temps», a conclu le pape.
ROME, Jeudi 1er février 2007, ZENIT.org ZF07020101